École de prière (67) Prier avec amour

Prier, c’est s’entretenir avec Dieu comme deux amoureux se regardent en silence. La foi nous dit qu’il est près de nous, qu’il nous écoute et nous comprend. Racontons-lui ce que nous vivons. « Seigneur, je désire que ce temps de prière que je prends pour toi soit comme tu veux. Je crois en toi, apprends-moi à prier et à t’aimer. Je t’offre ce que je suis et ceux qui me sont chers. Envoie ton Esprit, qu’il donne vie à ma vie. Je te loue pour ce que tu es, et merci pour ton amour infini, etc. »

Prière amour

L'amitié de Dieu

Parler à Dieu comme on parle à un ami témoigne de la place centrale qu’il occupe dans notre vie. Nous nous éveillons à sa présence, nous prenons conscience de son amour. La prière nous révèle notre identité profonde d’enfants de Dieu et la mission d’amour qui est la nôtre. N’était-ce pas ainsi que Jésus agissait ? 

En Jésus, nous sommes les enfants du Père. Il nous redit son amour dans le silence de l’oraison intérieure, appelée aussi prière contemplative. C’est dans cette attitude filiale d’une prière confiante au Père que nous rejoignons et prolongeons la prière de Jésus. Prier comme Jésus signifie dialoguer avec le Père, lui faire confiance, entrer dans son amitié, nous unir à son projet d’amour, vouloir accomplir sa volonté.

Les manières de prier changent, mais l’amour demeure toujours au cœur de la prière. Prier, c’est penser à Dieu avec amour. Plus nous aimons, mieux nous prions, disait Charles de Foucauld. C’est l’amour que nous mettons dans nos prières et nos actions qui les rendent précieuses aux yeux de Dieu. Comme l’écrit saint Paul : « Dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus » (Ph 1, 9-10). 

Je l'aime

La prière nous montre que le véritable amour est bonté, patience, don de soi. L’essentiel n’est pas de sentir que nous prions, mais de vouloir prier. À un moment donné, nous ressentons dans la prière une certaine absence de l’amour de Dieu, mais cela ne signifie pas que Dieu est absent. Il nous conduit sur les chemins de la sécheresse pour nous faire croître d’une manière plus sûre dans l’amour désintéressé. Cet amour est éternel, et "il espère tout" (1 Co 13, 7)

Alitée à l’infirmerie du carmel de Lisieux, Thérèse n’arrivait pas à dormir, car elle souffrait trop. Elle priait. Sœur Geneviève lui demanda alors ce qu’elle disait à Jésus dans sa prière. Elle répondit tout simplement: «Je ne lui dis rien, je l’aime».

Ce texte est tiré en partie de mon billet paru dans le Prions en Église Canada, 22 avril 2018. p. 37.

Pour aller plus loin: La prière chrétienne. Guide pratique. (Presses de la Renaissnce); Expérience de la prière (Parole et Silence).

Recension du livre sur le père Henri Caffarel
Lys des Agniers, Kateri Tekakwitha

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