À la rencontre de mai

Rencontre-de-mai
À la rencontre de mai,
Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 72 pages, 1979.

 

L'amour vit au pays du présent. Ouvrir les écluses de ce lieu fulgurant dans le sang des mots en pensant saisir l'horizon qui fuit n'empêche pas l'amour de s'effacer derrière nos traces. Nous devons demander la soif et retrouver le sourire qui se terre au jaillissement secret d'un silence goûté à deux. En remontant le courant nous partons À la rencontre de mai...

Vivre en poésie l'amour au présent, même si la passion d'écrire colle souvent au sol la passion d'aimer. Ces poèmes, couchés sur le papier l'an dernier, luttent déjà contre le temps. Le feu ne s'éteint pas. Les vrais amants savent que l'amour est plus fort que la mort. Voilà pourquoi ils reviennent toujours À la rencontre de mai.

On a dit que la poésie de Jacques Gauthier distille la raison parce que son chant perle dans les hauteurs d'une Présence. Ici cette Présence se dessine sur un visage de femme. La semence trouve sa terre. L'homme et la femme se répondent en choeurs harmonisés. La poésie de Gauthier témoigne d'un dépassement, d'une fascination qui lui donne une adhésion émouvant à la vie qui est plus qu'humaine. 

À la rencontre de mai forme un triptyque avec les deux recueils précédents: L'oraison des saisons, Dégel en noir et blanc. Trois tableaux nuancés par des teintes sonores où l'amour tisse un réseau de relations avec Dieu, la nature et la femme.

Cet auteur fait preuve d'un souffle évident alimenté par un feu intérieur intense et une soif de communiquer dans sa nudité la plus complète, et sa pauvreté la plus grande, cette poésie demeure un hymne qui s'élève au-delà du créé.

 

LA PRESSE EN PARLE

Affection au cher Jacques Gauthier qui reçut de l'Esprit Saint le verbe du Cantique des Cantiques.

Lettre manuscrite de Félix-Antoine Savard, 18 juillet 1979.

 

À la rencontre de mai clôt le triptyque amorcé avec l'Oraison des saisons et Dégel en noir et blanc. À plus d'un point de vue, il en est le recueil le plus achevé; il a élagué son langage, introduit une forme plus souple de versification, offrant quelques poèmes en vers libre qui, d'un strict aspect formel, dénotent une certaine recherche.

Roger Chamberland, Université Laval, Livres et auteurs québécois 1979, P.U.L. 1980.

 

À partir du moment où le poète essaie de dire l'Indiicible, il objective suffisamment son expression pour que celle-ci cesse d'être privée. Elle appartient dès lors au lecteur et mène son existence propre. La poésie de Jacques Gauthier n'échappe pas à cette aventure dialoguante. C'est dire son intérêt, son charme aussi [...] Pour le Jacques Gauthier de ce recueil, l'amour humain est signe d'amour divin et son médiateur. L'Amour se fait chair. Amour qui se prolonge en contemplation.

Jacques Flamand, "Entre les lignes", Le Droit, Ottawa, 12 janvier 1980.

 

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