L'empreinte d'un visage

Lempreinte-visage
L'empreinte d'un visage
, Montréal, Noroît, 80 pages, 1999.

Prix littéraire Outaouais / Café Quatre Jeudis

 

Dans ces poèmes en prose, l'auteur poursuit sa quête d'un amour et d'une joie où la présence de Dieu s'inscrit dans les gestes mêmes de l'amour. L'auteur se rappelle certains souvenirs de son enfance en observant ses propres enfants découvrir les richesses du monde. La poésie de Jacques Gauthier en est une d'espérance et de confiance dans l'humain, de même que dans sa quête spirituelle.

 

Un poème

Le chemin se détache de l'horizon. Il interroge les arbres fragiles, entend les racines qui méditent, ligne courbe où s'écrit la solitude.

Tout disparaît : l'ode à la forêt, les pas questionneurs, les feuilles tremblantes, les animaux innocents. 

Ne reste qu'un visage dans l'espace. Sa bonté envahit tout : le cri condensé en une larme, le combat jusqu'au matin, la part lumineuse de l'enfance, son écho dans ma chair blessée.

 

LA PRESSE EN PARLE

Je oonnais l'oeuvre poétique de Jacques Gauthier depuis ses tout débuts. J'ai toujours aimé qu'il fasse fi des modes poétiques - par définition passagères - pour le voir porter son regard ailleurs. Mais cet ailleurs n'a rien d'exotique. La poésie de Jacques Gauthier célèbre l'être charnel et spirituel en un déploiement métaphorique à l'écoute des traces, des signes, des empreintes qui fondent toute présence - mais une présence incarnée, vivante, accueillante.

Dans L'empreinte d'un visage, la poésie prend son vol, son haut vol devrais-je dire,en cinq suites de poèmes en prose: Figures passagères, Traces féminines, Regard des saisons, Murmure des choses et Visage entrevu. Ces titres disent bien la manière poétique de Jacques Gauthier: le passage, les traces, le regard, le murmure. "Et si vivre était cela, rien que cela: tout risquer sur des signes". Le poète ici est modeste: tout risquer sur des signes ce n'est pas rien, c'est même la grandeur de ce recueil. Mais quels signes! Des signes d'amitié, d'amour, de présence, d'écoute, d'espoir, de doute. Dans L'empreinte d'un visage, Jacques Gauthier redonne à ses mots et leur aura signifiante toute leur densité, toute leur verticalité. L'empreinte d'un visage est l'accomplissement de cet horizon vertical, ce "témoin de la vie entière".

Robert Yergeau, professeur à l'Unvisersité d'Ottawa, président du jury du Prix de poésie du "Café Quatre Jeudis", 12 juin 2000.

 

Récipiendaire en 1997 du prix de l'Alliance française d'Ottawa-Hull pour Ce jour qui me précède (Le Noroît), Jacques Gauthier revient à une prose poétique des plus denses dans L'empreinte d'un visage [...] Tel un cheminement intérieur, l'acte de présence quotidienne ne demande qu'à intensifier le sens fécond des choses [...] Il y a dans ces proses une patience de l'émerveillement où s'énumère le désordre naturel du visible que l'invisible annonce. Cette empreinte que suggère le titre devient donc le signe d'un espoir, d'une inspiration que la poésie achève dans son horizon d'ouverture [...]

Ces impressions de vie et de voyages forment un livre très personnel qui n'a pas peur d'interroger le risque ainsi que l'engagement de la foi. Dans sa démarche éthique, il suit un fil des plus délicats. Toutefois, L'empreinte d'un visage de Jacques Gauthier demeure un recueil fragile que l'inquiétude sereine marque de son sceau définitif.

David Cantin, Le Devoir, 27 mars 1999, D 2.

 

Le paysage revêt une symbolique spirituelle pour ce poète catholique qui puise à même le spectacle du monde un enseignement privilégié confinant l'écriture poétique au silence et à la contemplation de la création du Très-Haut.

Roger Chamberland, University of Toronto, Quaterley vol 70, no 1, hiver 2000-2001, p. 44-45.

 

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