Heureux qui se lève tôt pour chercher la sagesse,
il la trouve assise à sa porte.
 
Heureux qui se consacre à l’inutile gratuité,
il entre en vacances chez Dieu.
 
Heureux qui prend le temps d’exister simplement,
il croise l’Auteur du septième jour.
 
Heureux qui plonge dans les racines de son être,Lampe
il sent la source sourdre en lui.
 
Heureux qui se reconnaît mendiant d’absolu,
il nomme l’appétit de son cri.
 
Heureux qui découvre son visage intérieur,
il bascule dans la joie.
 
Heureux qui regarde l’autre comme Dieu le voit,
il devient ce qu’il contemple.
 
Heureux qui se repose en Dieu,
il ne fatigue pas les autres.
 
Écrit à l'occasion de la fête liturgique de l'ermite saint Antoire le Grand, 17 janvier, dans mon florilège Prières de toutes les saisons, p.72.