Je marche avec toi,
ô Marie, ma joie,
toujours là, en secret,
pas à pas dans l’intime,
au bras des heures.
 
Tu me visites en chemin
comme jadis sur les collines
chez ta cousine Élisabeth.
Mon coeur bondit de gratitude
avec son poids de vie.
 
J’égrène ton nom sur la route,
ma prière en fleurs de mai,
tu m’aides à méditer la Parole
qui épouse mon silence
à la table basse des enfants.
 
Tu me donnes du souffle,
je me sens bien avec toi,
tu me conduis au Fils bien-aimé
qui nous comble de sa présence,
ô Marie, ma joie.
 
Première version dans Jacques Gauthier, Prières de toutes les saisons, Bellarmin/Parole et Silence, 2007, p. 55.