Le blogue de Jacques Gauthier

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15 octobre: Sainte Thérèse d'Avila



Patronne de la vie spirituelle et de l’Espagne, Thérèse d’Avila est avant tout « fille de l’Église » et « mère des spirituels ». Nous retrouvons cette inscription sur le socle de sa statue dans la basilique Saint-Pierre, à Rome : Mater spiritualium. Pédagogue hors pair, la Madre témoigne de notre vocation commune à vivre une relation d’amour authentique avec Dieu et les autres. Elle a laissé des écrits de feu dans lesquels nous entendons battre son cœur. Le désir de Dieu Thérèse est née le 28 mars 1515 à Avila. Elle est la cinquième d’une famille de petite noblesse qui comprendra douze enfants. Elle rêve d’épopées chevaleresques dans cette vieille Castille peuplée de conquistadors. Huit de ses neuf frères tenteront l’aventure des Amériques. En 1522, elle s’enfuit avec Rodrigo, son aîné de quatre ans, pour combattre au pays des Maures afin d’y trouver le martyre et, par le fait même, de voir Dieu au ciel....
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La petite voie de Thérèse de Lisieux




Thérèse de Lisieux est convaincue que le Seigneur ne peut lui inspirer des désirs irréalisables, elle peut donc malgré sa petitesse aspirer à la sainteté. Comment ? En choisissant une petite voie faite sur mesure pour elle, qui consiste à prendre l’ascenseur de l’amour que sont les bras de Jésus. Elle découvre dans l’Écriture la réponse à sa quête d’amour et de sainteté, la découverte de sa « petite voie », telle que racontée au dernier manuscrit de son Histoire d'une âme. "Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi, je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors...
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28 août: Saint Augustin



Né en 354 à Tagaste en Algérie, Augustin fait ses études à Carthage où il vit plusieurs aventures amoureuses. Il a un fils en 372, Adéotat, d’une jeune maîtresse à laquelle il reste lié durant quatorze ans. Il enseigne pendant neuf ans à Carthage, puis à Rome et à Milan. Il est déçu et inquiet, cherche le repos en Dieu, comme il l’écrira plus tard dans un livre personnel qui traversera les siècles, Les Confessions : «Tu nous as faits pour toi et notre cœur est sans repos jusqu’à tant qu’il repose en toi.» Augustin cherche Dieu; là est le fondement de son désir. « Louera le Seigneur quiconque le cherche. Qui cherche, en effet, le trouvera et, trouvant, le louera » (Conf. I, 1). Ce désir de chercher et de louer Dieu est un dynamisme intérieur, une libre attraction que tout peut détourner. « C’était toi que je cherchais. Tu étais et au-dedans du plus...
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20 août: Saint Bernard




De 1973 à 1977, j'étais novice à l'abbaye cistercienne d'Oka, près de Montréal. C'est là que j'ai découvert saint Bernard et la spiritualité cistercienne. Figure importante de l’Occident chrétien, Bernard de Clairvaux demeure actuel aujourd’hui. Sa doctrine, comme ses actes, reflète les inspirations d’une nature mystique et contemplative, prompte à s’irriter contre tout ce qui peut éloigner de Dieu. Celui qui a donné le véritable envol à l’Ordre cistercien ne dissocie jamais le discours de l’expérience, la théologie de la spiritualité. Pour certains, il est le dernier des Pères de l’Église par sa connaissance amoureuse de la Bible, de la liturgie et de la tradition. L’aventure cistercienne Bernard de Clairvaux est né en 1090 dans une famille noble, au château de Fontaine, près de Dijon. Son père, Tescelin, était le seigneur de Fontaine et chevalier du duc de Bourgogne. Sa mère, dame Aleth de Montbard, sera vénérée comme bienheureuse. Ils eurent...
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Quand prière et poésie s'embrassent


Quelle a été la première prière de l’humanité? Demande ou louange, personnelle ou communautaire, autour du feu ou au moment de la mort? Qui pourrait le dire? Par contre, les textes des civilisations les plus anciennes ont souvent été des prières. Qu’on pense aux hymnes rituels inscrits sur du papyrus de l’Égypte antique. L’acte de prier provoque une parole qui s’exprime dans toutes les langues, souvent de manière poétique et symbolique. Les plus belles prières sont souvent de remarquables poèmes que l’on retrouve dans les religions et sagesses. Le poète Novalis écrivait : « Le sentiment universel de piété a donné la prière, et celle-ci produit de la religion ». Des expressions du désir Mais prière ne rime pas nécessairement avec poésie, même si elles sont des expressions du désir. Le travail sur le langage n’est pas le même, le rythme des mots et le sens du texte diffèrent. La prière puise à une...
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École de prière (10) Priez sans cesse



Saint Paul exhortait régulièrement les premiers chrétiens à persévérer dans la prière, à prier sans cesse. Bref, à prier comme on respire, pour que toute la vie devienne prière. « En tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père au Nom de notre Seigneur Jésus Christ » (Éphésiens 5, 20). « Vivez dans la prière et les supplications ; priez en tout temps dans l’Esprit, apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints » (Éphésiens 6, 18). Nous sommes prière Bien sûr, il ne s’agit pas ici de rester en prière consciente toute la journée, mais de vouloir prier sans cesse, de vivre le désir de la prière qui fait de tout instant une prière. « Ton désir, c’est ta prière », disait saint Augustin. Et qu’est-ce que prier sans cesse pour un chrétien ? N’est-ce pas ce désir profond de vouloir vivre comme Jésus, de mettre toute notre vie sous le regard...
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Dieu n'est qu'Amour



À la suite du mystique suisse Maurice Zundel (1897-1975), le jésuite François Varillon (1905-1978), que l’on considère comme un théologien poétique, affirmait que Dieu n’est pas immuable et impassible, il n’est qu’amour, donc il souffre, mais d’une passion d’amour, d’un excès d’amour. Dieu est toujours surabondance, gratuité, enthousiasme, mouvement, désir et don. S’il y a une souffrance en Dieu, c’est de trop aimer. L’amour n’est pas un attribut de Dieu, il est Dieu. L’infini de Dieu est un amour qui n’a pas de limites. "La toute-puissance de Dieu est la toute-puissance de l’Amour, c’est l’Amour qui est tout-puissant! On dit parfois : Dieu peut tout! Non, Dieu ne peut pas tout. Dieu ne peut que ce que peut l’Amour. Car il n’est qu’Amour. Et toutes les fois que nous sortons de la sphère de l’Amour, nous nous trompons sur Dieu et nous sommes en train de fabriquer je ne sais quel Jupiter."...
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Méditation biblique: l'enfant prodigue


Qui ne recherche pas le bonheur? Les sociétés marchandes exploitent ce désir fondamental de l’être humain en créant des besoins et en exacerbant les passions. Leur credo se résume ainsi : consommer toujours plus, jouir tout de suite, être le plus fort. Cette tyrannie du plaisir fait miroiter les promesses d’une euphorie perpétuelle que l’argent ne peut pas tenir. Le chemin du retour L’enfant prodigue se laisse aveugler par ce miroir aux alouettes lorsqu’il demande sa part d’héritage, comme si son père était déjà mort. Tiraillé entre des besoins égoïstes et le désir d’aimer, il cède aux appels des sirènes «en menant une vie de désordre» (Luc 15, 13). L’angoisse le rattrape assez vite lorsqu’il touche le fond de l’insatisfaction. Il descend en lui-même, consent à sa nuit, s’ouvre au désir de vivre et retourne, contrit, vers son père. Son manque lui fait prendre un chemin de conversion. Qui n’a pas pris ce chemin du retour...
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École de prière (4) Prier avec quoi?



Au blogue Comment prier? Cinq sentiers, nous avons parcouru cinq sentiers de la prière : tu pries comme tu es, comme tu vis, comme tu crois, comme tu aimes et comme tu parles à un ami. Mais on prie avec quoi? Voici cinq supports à la prière : tu pries avec ton désir, ton corps, la Bible, la liturgie, le silence.  1  Prie avec ton désir J’ai déjà parlé du désir dans la prière en commençant cette série sur L’école de prière. Dieu parle toujours à travers nos désirs, nos cris, nos demandes. Notre désir, c’est notre prière. Elle commence avec nos joies et nos peines, nos rêves et nos projets. Même si on la délaisse de temps en temps, le désir de prier ne s’éteint pas pour autant. Tu pries en présentant à Dieu non seulement ce que tu es, mais ce que tu désires être. Ne t’attarde pas trop à tes faiblesses...
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École de prière (1): le désir


Qui n'a pas prié au moins une fois dans sa vie? La prière est constitutive de notre être depuis des millénaires, comme le désir, l'amour, la poésie. On y revient sans cesse sous diverses formes et formules, seul ou en groupe, avec des mots ou en silence. Il y a autant de chemins de la prière qu’il y a d’êtres humains. Plus qu’un rite à accomplir ou un exercice à faire, elle reste surtout une expérience de foi à vivre au quotidien. J'ai écrit huit livres sur la prière. Elle est au centre de ma vie, au coeur de mon coeur. Je prie comme je respire, sans  habit ou signe extérieur qui le manifeste, pensant à Dieu avec amour, lui parlant comme à un ami. Il était donc tout naturel que la prière se retrouve sur mon blogue. J'ai affiché mes couleurs dès le premier article Commencement, qui se termine ainsi : "On...
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La quarantaine et la soixantaine



Le directeur de la revue française Nouvelle Cité m'a demandé d'écrire un article sur les défis de la quarantaine et de la soixantaine dans le cadre de leur dossier de janvier-février 2013: "Traverser les crises: les raisons d'espérer". Je vous partage cet article. La vie humaine est en constante évolution. C’est une longue succession d’étapes, de phases, qui va de la naissance à la mort, de l’enfant au vieillard. Chaque décennie a ses caractéristiques que j’ai développées dans mon livre Les défis de la soixantaine : l’enfance et la conscience d’amour, l’adolescence et la quête de sens, la trentaine et l’accueil de la vie, la quarantaine et la crise du désir, la cinquantaine et la force d’un second souffle, la soixantaine et la voie de l’intériorité, la vieillesse et l’approche de la mort. Une crise du désir À la quarantaine, phase de transition par excellence, le changement est plus intense. L’adulte...
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Je n'ai pas appris à prier

Le soir du 25 décembre, je reçois un courriel d'un homme âgé qui me demande ce que Jésus pouvait dire à son Père lorsqu'il se retirait à la montagne pour prier. Il termine en m'avouant qu'il n'a pas appris à prier. En ce lendemain de Noël, je vous partage spontanément ce courriel et ma réponse. Cher M. Gauthier, Vous avez présenté beaucoup de conférences sur la prière et écrit plusieurs volumes sur ce sujet. Nous pouvons donc vous considérer comme un spécialiste de la prière. Les évangélistes ont écrit à plusieurs reprises que Jésus se retirait souvent à la montagne pour prier à son Père. Auriez-vous l’obligeance de donner un aperçu de ce que Jésus pouvait, pendant sept ou huit heures, dire à son Père et peut-être, son Père lui répondre ? J’aimerais savoir.  En 91 ans, je n’ai pas encore appris à prier… Salutations. Cher Monsieur Votre courriel me touche,...
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Doux temps de l'Avent


 Nous le savons, tout va très vite aujourd'hui. Plusieurs se consument en consommant, courent après leur souffle, passent leur vie en s'épuisant. Nous sommes de plus en plus enfermés dans la tyrannie d'un temps rapide, fragmenté en des instants qui n'ont souvent pas de liens entre eux. On clique, zappe, twitte, sans ralentir ou s'arrêter, sans approfondir ce que l'on fait, ni trouver un sens aux gestes qu'on pose. C'est le règne de l'immédiateté où l'instant est roi. On ne veut pas être en retard d'une info sur Facebook et ailleurs. On s'endort avec son téléphone cellulaire, sans se déconnecter du présent, jusqu'au bout de la nuit, de peur de manquer quelque chose, ou d'être seul dans le vide.  La sempiternelle complainte contre la folie du temps des Fêtes est symptomatique de cette dictature de l'instant médiatique. Où sont les repères? L'individu numérique est souvent endetté, figé dans l'instant, sans mémoire, coupé...
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