Le blogue de Jacques Gauthier

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L'espérance: de l'Avent à Noël

Avent 2
L’Avent est le temps par excellence de l’espérance. Ce temps d’attente et de désir nous prépare à accueillir Celui qui est, qui était et qui vient, le Verbe de vie, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Nous célébrons l’arrivée de la lumière qu'est l’avènement de Notre Seigneur Jésus Christ. Il est venu humblement dans la chair à Noël, il vient mystérieusement chaque jour en nos âmes, il viendra puissamment dans la gloire, que ce soit à la fin de notre vie ou à la fin des temps. Telle est la foi chrétienne.   Le mot Avent vient du latin  Adventus  qui désigne l'acte d'arriver. Cette joyeuse étape vers Noël rappelle que nous marchons vers un but, notre naissance en Dieu. Cette année, c’est la première fois que je vis ce temps en orphelin, solidaire des personnes qui vivent une perte, un manque, une solitude. Comme je l'ai déjà écrit dans ce blogue, mon père...
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Revenir à notre coeur d'enfant

Jacques et Sara Eve
Quand mes deux petites-filles sont à la maison, il m’arrive de les emmener au parc. Alors, c’est la fête ! Elles courent partout, sautent, glissent, perdent l’équilibre, se relèvent. On dirait qu’elles oublient le temps qui passe, tandis que leur grand-papa, lui, se fatigue assez vite. Mais en les regardant jouer avec une telle insouciance, je retrouve mon cœur d’enfant et je m’ajuste à leur rythme. Elles m’apprennent l’émerveillement, la joie, la simplicité, le sourire. La gratuité du jeu Dans Regards et jeux dans l’espace , le poète Saint-Denys Garneau écrit : « Un enfant est en train de bâtir un village / C’est une ville, un comté / Et qui sait / Tantôt l’univers ». C’est sérieux un enfant qui joue, il est totalement concentré dans ce qu’il fait, tout occupé à bâtir son univers intérieur. « Joie de jouer! paradis des libertés! », écrit le poète. Que nous soyons enfants ou adultes, le jeu nous...
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L'ancien et le nouveau

Nouvel an 2017
  La main accrochée aux heures je dessine pour ma petite-fille la fuite du temps dans mes cheveux   Je m’abaisse à sa hauteur au vestibule de la maison l’euphorie de se retrouver   Elle n’attend que cela se jeter dans mes bras m’élever à ses yeux avec tout l’abandon du monde l’ivresse de la confiance   Fraîche cuvée du nouvel an quelle soif me pousse à boire cette joie comme si j’embrassais la mer touchais le ciel azuré mon hommage levé aux enfants de la promesse   Les vœux de bonheur fondent comme neige quand la tendresse relie le proche et le lointain l’ancien et le nouveau   Ce poème est tiré de mon recueil Un souffle de fin silence , Montréal, éditions du Noroît, à paraître en février 2017. Lire également sur ce blogue : La bénédiction du Jour de l’an
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Ma prière pour les familles

sainte famille
Merci, Seigneur, pour la famille que tu nous donnes. Elle n’est pas parfaite, mais c’est la nôtre, elle n’est pas idéale, mais c’est la tienne aussi. Nous t’accueillons avec ce que nous sommes dans la trame des relations que nous tissons au fil des saisons.   Nous prenons notre joie en toi, au secret de nos enfants qui perpétuent ton alliance avec le monde. Nous nous laissons prendre par ton souffle pour la grande traversée de la vie, beau temps, mauvais temps, année après année.   Ô Dieu d'amour et de tendresse apprends-nous à te prier au jour le jour, avec Jésus, Marie et Joseph, ta sainte famille sur la terre. Fais qu'à leur exemple nous soyons des témoins de ta miséricorde dans notre fragile Église domestique.   Nous sommes tes enfants et tu as besoin de nous, Père aimant, Fils sauveur, Esprit sanctificateur, l’unique Dieu qui demeure au-delà de nos différences....
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Élégie au petit Aylan

Petit Aylan
  Petit garçon couché sur le ventre, si semblable à mon bambin d’hier, quand ses doigts tachés d’encre dessinaient la terre et la mer, un jardin de rêves à cultiver.   De quel carré de sable es-tu le jeu, que tu apparaisses seul sur la plage dans ce lit mouillé qui n’est pas le tien, en quête de maison et de pays?   Le grand large a pris ton dernier souffle, les vagues ont bercé ton corps silencieux, tel Ulysse reposant à côté du sommeil.   L’eau salée s’est retirée avec la marée, larmes amères sur les plaies de l’histoire. Elle t’a laissé tes vêtements et tes souliers, pour que tu te lèves en un éclair à l’aube, que tu naisses tout sourire dans l’éternité.   Ta photo-icône remue les peuples, ouvre les consciences et les frontières, rapproche les pas qui s’éloignaient du cœur, réveille cette part d’enfance permanente, latente en...
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La joie en toi

Joie Prodigue
  La joie m'attend au carrefour. Elle est déjà assise dans mon silence. Seule sa manière de se révéler change ma façon de voir. Les bornes sont inutiles, les haltes sont dépassées. La fête de la joie ranime la braise de mes amours humains. Joie faite de rien, aiguisant mes sens spirituels. Joie qui me repose de ce que j’ignorais de moi. Joie qui demande l’abandon à la présence, non à la passivité. Joie de chanter le ciel donné. "J'ai arrêté de compter les étoiles quand j'ai compris que le ciel ne m'appartenant pas, on ne pouvait donc pas me le dérober" (Dany Laferrière,  L'art presque perdu de ne rien faire ). La joie est fille de l'Avent: on l'attend, on l'accueille. Il suffit d'être. Elle chasse les "ismes": le défaitisme, le négativisme, le relativisme. Le cœur voudrait tant exploser de joie, malgré les naufrages possibles. Vienne la neige dans l’espace, des...
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Au royaume de l'émerveillement



« Merveilles que tes œuvres, Seigneur, et merveille que je suis », lit-on au Psaume 138. Nous dépassons en dignité et en grandeur les plus belles merveilles du monde. Le savons-nous? La vie se déverse en nous à chaque âge et le battement de l’univers se mêle à notre sang. Nous faisons le moindre geste, et voilà des millions de cellules qui s’activent. Notre frère le corps n’est pas une machine que l’on a, mais un mystère que l’on habite intérieurement. Guérir de l'ennui S’émerveiller, c’est guérir de l’ennui et de la tristesse qui nous disposent parfois au découragement. On peut s’enfermer dans des habitudes et des horaires qui empêchent le soleil d’entrer; on peut aussi chercher à tout contrôler et diriger, alors que la vie nous appelle à un certain détachement et à la contemplation. L’antidote à cette déprime est de trouver chaque jour de quoi s’émerveiller : une plante, un repas, une...
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La fête des Pères



S’il y a des enfants, c’est qu’il y a des pères aussi. Un enfant naît et voilà un père qui naît avec lui. L’enfant est un mystère en lui-même, il nous échappe. Nous avons à l’adopter intérieurement, à l’accueillir sans cesse en l’acceptant tel qu’il est. Nul n’est parfait dans cette aventure de la vie. On traîne les blessures de notre enfance, nos enfants aussi ont les leurs. J’ai le privilège d’avoir encore mon père qui aura quatre-vingt-dix ans en janvier. Lui ai-je dit que je l’aime? Sûrement, mais pas assez. La fête des Pères est une bonne occasion. Il n’y a que cela qui reste, l’amour, le pardon, le partage. Lorsque j’étais petit, je voyais mon père comme une haute montagne qui m’invitait au sommet. Je lui disais : « Dis-moi le temps qu’il fait pour aller à la pêche ou à la chasse? ». Je le suivais dans la forêt. Mes pas...
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Dieu et la souffrance des innocents



Le cri du héros de Dostoïevski , Ivan Kamazarov, résume bien ce qui révoltait avec raison Albert Camus  et plusieurs autres: « Si Dieu existe, comment peut-il tolérer la souffrance des enfants ainsi que celle des innocents »? Terrible question. Je poursuis avec ce texte ma réflexion entreprise au blogue précédent sur la question du mal . Que répondre devant le scandale de la souffrance des innocents qui met la vie au défi et nous place devant nos limites? Limites de la révolte de ceux qui tiennent Dieu pour absent devant le mal alors que son silence nous pousse à agir et ne valide aucunement les tenants d’un tel procès, soutient le philopophe et théologien Bertrand Vergely . Limites aussi de certains sages qui innocentent Dieu ou l’accablent en culpabilisant l’homme, alors que le mal est mal et que le bien est bien. Enfin, limites du désespoir qui paralysent la vie en...
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