Le blogue de Jacques Gauthier

La part d'infini qui nous échappe

Cornellier

Louis Cornellier, professeur de français au Cégep de Lanaudière, aime partager son bonheur de lire. Il est l’auteur de trois recueils de poèmes et d’une douzaine d’essais sur l’histoire du Québec, la foi chrétienne, la littérature et la langue. Il tient une chronique hebdomadaire dans Le Devoir depuis 1998 et dans le site spécialisé en information religieuse Présence Info depuis 2018.  Je le lis avec intérêt depuis longtemps. Ses chroniques stimulent ma pensée et me font connaître des ouvrages récents. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il écrit, ce qui est normal, mais j’apprécie son ton personnel, nuancé, au-delà des modes. Dans un style clair et fluide, il fait dialoguer les auteurs et leurs œuvres pour mieux comprendre le monde.   Je n’ai jamais rencontré ce passeur de livres et d’idées, mais je me sens proche de sa quête, si ce n’est par sa manière de traquer la part d’infini qu’il entrevoit parfois dans les...

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Le refrain des heures

Refrain des heures

Le refrain des heures (Écrits des Forges, 2022, 106 pages) est mon 22e recueil de poésie, et le 5e publié aux Écrits des Forges. Il contient cinquante-cinq poèmes, regroupés en quatre parties: Chansons des montées, Variations d’un amour, Requiem et Point d’orgue. Les mots de ce recueil expriment les sentiments qui m’habitent devant la beauté du monde et la souffrance humaine, la joie de croire et de vivre, l’amour de la nature et de Dieu. La poésie se fait incantatoire et méditative, proche de l’hymne, du chant. Plusieurs poèmes ressemblent à des chansons qui pourraient être mis en musique. Avis aux compositeurs. Chacun de mes recueils de poèmes révèle ma présence au monde et ma compréhension du réel. Le refrain des heures évoque le temps qui passe et s’inspire de ma vie : mon enfance à Grand-Mère, ma période hippie, le besoin de partir, l'approfondissement de la mystique chrétienne, la rencontre de mon épouse. La mort, qui fait partie...

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À la brunante

Jacques poeme

Te souviens-tu de mon désircroisant ton ombre à la brunantequand un suaire de silencerecouvrait la première neige Que de sentiers à dépisteravant d'entrevoir ta maisonque de forêts à traverseravant d'atteindre ton absence Amour qui naîtamour qui vientes-tu de l'autre côté du versanten dessous des chosesou derrière le décorau-dedans des hommes  N'oublie pas ces instants troublantsdes rendez-vous à la brunanteoù la passion mettait en cageles cœurs volages pour l'hiver Que de secrets à découvriravant la blessure des motsque de combats à revêtiravant la tendresse des corps Amour qui fuitamour qui partes-tu de l'autre côté du versanten dessous des chosesou derrière le décorau-dedans des hommes Rappelle-toi cette chansonquand tu m'attends à la brunantedans les moments de solitudeprès de ces neiges du couchant Que de nuits à te désireravant le baiser de l'auroreque de printemps à te guetteravant le cri de ta présence Amour qui passeamour qui durees-tu de l'autre côté du versanten dessous des chosesou derrière le décorau-dedans des hommes Du recueil...

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Marie de l'Incarnation et le sens du mystère

Marie de Incarnation

Ce que l’on peut expérimenter de plus beau et de plus profond, disait Einstein, c’est « le sens du mystère ». Il ajoutait que ce principe sous-tend la religion et toute entreprise artistique et scientifique sérieuse. L’expérience du mystère prend la couleur de la relation que chacun vit avec lui-même, le monde, les autres, Dieu. Pour les mystiques, le mystère est une voie d’accès à la connaissance que le rationalisme ne peut pas tout expliquer. Leurs écrits nous en apprennent beaucoup sur les rapports entre le désir et le don, l’absolu et l’amour, le corps et l’âme, la parole et le silence, la liberté et la vérité, l’humain et le divin. Notre monde sécularisé avec ses préjugés aurait tort de se priver de ces auteurs uniquement parce qu’ils parlent de foi, de religion, de Dieu. Leurs textes ont une valeur en soi et font partie de l’histoire littéraire.  L’épopée de la...

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Un souffle de poésie en mars

Prix Le Droit 2

Notre temps axé sur la performance et la vitesse manque terriblement de poésie. Heureusement, il y a le mois de mars, et le retour de la poésie dans l’espace public avec son Mois de la poésie au Canada et le Printemps des poètes en France. Les artistes sont « des tenaces, des résistants de la beauté, des combattants du verbe et de l’écrit », lit-on sur le site du Mois de la poésie 2018. « Résister parce que c’est un acte de vie ». Je viens de remporter le prix de poésie Le Droit 2018 pour mon 21e recueil, Un souffle de fin silence (2017, Le Noroît). «Le jury a souligné le rythme soutenu et efficace de l’œuvre, où la vie est joliment illustrée de la naissance à la mort, comme les saisons qui passent. Le jury a aimé cette poésie vécue et incarnée.» (Patrice Gaudreault, rédacteur en chef du Droit, à la remise du prix au...

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L'épouse manquante de Fernand Ouellette

F.Ouellette

Il y a trente ans, Fernand Ouellette publia Les heures. Ce recueil émouvant sur la mort du père, écrit dans l’urgence des dépouillements de l’âme, lui valut le Prix du Gouverneur général. Je retrouve la même grâce de «l’ailleurs transfiguré» dans le beau recueil dédié à l’épouse manquante, au titre intemporel : Où tu n’es plus, je ne suis nulle part. Le fils fait place à l’époux pour habiter le «dernier espace» de «la partante» qui lui manque. Il défie «l’abrupt», l’insondable de la mort, en une centaine de poèmes, «donnés» de 2015 à 2016. «Le poème doit se former / En déchiffrant le mystère, / Seule possibilité d’entendre / Ta musique de l’âme, / Encore si peu perceptible». Il évoque avec pudeur et profondeur soixante ans d’union conjugale, apprivoisant «le labeur du deuil» de sa «chère Lisette», compagne de soixante ans de publication, «Là où règne chaque mot du Verbe». Le...

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Un souffle de fin silence

Un souffle de fin silence

  C'est un défi pour un auteur de présenter le recueil de poèmes qu'il vient de publier. La poésie ne s’explique pas, elle se vit, se ressent de l’intérieur. Mieux vaut la lire au lieu de discourir sur le sujet. Je vous présente tout de même en quelques mots mon 21e recueil de poésie, Un souffle de fin silence, le 8e que je publie au Noroît. Ce livre est le plus personnel de ma production en poésie. Au début du recueil, j’imagine ma naissance; à la fin, je prépare mes funérailles. Entre commencement et fin, je rappelle mon enfance avec sa part irréductible d’âme, j’évoque la quête spirituelle qui s’enracine dans le désir de vivre et l’apprentissage de la mort. Tout n’est qu’enfantement et renaissance dans ce texte intime aux émotions complexes où le tragique de la souffrance côtoie la beauté d’un amour qui espère tout. Entre l’enracinement et l’effacement, les...

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Poésie, musique de l'âme

Poesie frere Guy

Poésie, musique de l’âme. Un titre qui fait danser. Ce recueil de poèmes brefs, influencé par la poésie japonaise, a germé à l’ombre du monastère de la Croix glorieuse. Haut-lieu de silence et d’adoration eucharistique, le monastère catholique à saveur byzantine est fixé au sommet d’une montagne comme un phare éclairant la belle région de Charlevoix. D’en haut, on aperçoit le fleuve qui coule vers la mer et notre vie qui vogue vers l’éternité. Ici, le corps respire et l’âme chante. Tout invite au silence de la contemplation, cette attention amoureuse au mystère, écrit le poète mystique Jean de la Croix, pour qui le silence est la musique de Dieu. Ce silence divin est habité par une communauté chantante, les Petits frères de la Croix. J’ai eu la grâce de les rencontrer de l’intérieur lors d’une retraite que j’ai donnée dans leur chapelle en octobre 2013 sur la spiritualité de Thérèse...

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Hommage à mon oncle franciscain (1917-2016)

Moi et Pere Claude

Il était une fois un petit garçon de 4 ans hospitalisé pour une jaunisse. Sa mère ne pouvait pas lui rendre visite. Son frère, un franciscain qui l’avait baptisé jadis, prenait le relais. Né à Montréal le 11 avril 1917, il avait vécu à Grand-Mère et avait été ordonné prêtre trente ans plus tard. Il le visitait et lui apportait des bonbons. Cet homme joyeux représentait pour lui une image bienveillante de Dieu. Il l’appelait mon oncle René, mais en religion c’était le père Claude Héroux. Il se souvient de ces Noëls où il partait avec son père pour ramener l’oncle à la maison, le temps d’un repas. Quand il le visitait à Trois-Rivières, il lui demandait d’explorer le musée du bon père Frédéric, situé à la crypte, sous la chapelle Saint-Antoine. Avec le temps, l’enfant connaissait plusieurs franciscains qui venaient à la maison : les pères Paul, Florian, Gentil, Philippe....

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Livre: Quand je ne serai plus là

Zanotti Sorkine

Michel-Marie Zanotti-Sorkine, prêtre très connu en France pour ses écrits et prédications de feu, a rédigé un petit livre sur la mort qui a piqué ma curiosité. Je vous dirai pourquoi à la fin. Quand je ne serai plus là est une lettre de soixante-dix pages qu’un père de deux enfants, marié depuis plus de trente-cinq ans, écrit à son fils Emmanuel avant de mourir. Il est atteint d’un cancer et les médecins ne lui donnent plus que six mois à vivre. Il prend donc la plume pour livrer ses dernières volontés et ne pas rater sa sortie.   Ce récit fictif, écrit finement avec le sang du cœur de l’auteur, se lit en moins de deux heures. Il peut nous être utile, puisque nous allons tous mourir un jour. Mais contrairement au narrateur, nous ne savons pas quand. Seul l’amour demeure qui prend les visages de la disponibilité offerte, de...

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Une mort comme l'offrande du soir

Recit dun passage 1

Le journaliste Philippe Oswald a écrit une belle critique de mon livre Récit d'un passage. Elle est parue le 4 avril sur le site français Aleteia sous le titre: "Une mort comme l'offrande du soir". Je vous la partage intégralement en ce temps pascal où nous célébrons la victoire du Christ sur la mort. En christianisme, l'amour a toujours le dernier mot. Alors que le monde meurt de peur devant la mort, Jacques Gauthier témoigne que celle de Gilles, son beau-père aimé, fut pour lui et sa famille comme une nouvelle naissance. C’est le grand mystère de la mort qu’évoque Jacques Gauthier de façon à la fois réaliste et poétique en racontant celle de son beau-père Gilles. Près de dix ans ont passé depuis que c’est arrivé. Il aura sans doute fallu cette incubation pour que jaillisse ce récit d’une mort pleinement vécue comme un passage, la mort d’un chrétien dans une famille chrétienne,...

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Livre: Récit d'un passage

Recit dun passage 1

Mon livre Récit d’un passage vient de paraître en France aux éditions Parole et Silence. Édité également par les éditions Novalis, il sera en librairie au Canada vers la fin avril. C’est une nouvelle édition de 190 pages de Fraternelle souvenance, ouvrage épuisé depuis quelques années. Pour vous donner une idée, voici le premier paragraphe du livre : « Il s’appelait Gilles, il était mon beau-père, et je l’aimais. Il est décédé à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska le 10 novembre 2006 à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Nous lui avons fermé les yeux pour que les nôtres s’ouvrent sur sa naissance. Il n’est pas parti, il est arrivé. Il n’est pas disparu, il est apparu dans le mystère qui l’a tant séduit. Il n’a pas été enlevé, mais accueilli. Il ne s’est pas éteint, mais allumé à un autre feu. Son enterrement fut un enciellement. Pourquoi parler au passé, qu’il soit composé ou simple ? Il s’appelle...

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De Saint-Denys Garneau: la quête de l'absolu (2/2)

Saint Denys Garneau

Voici la deuxième partie de mon article sur le poète de Saint-Denys Garneau, en écho à la biographie de Michel Biron: De Saint-Denys Garneau. Montréal, Éditions du Boréal, 2015, 450 pages. Pour relire la première partie, cliquez ici. Garneau et La Tour du Pin En terminant la lecture de la fascinante biographie de Biron, je suis frappé par la parenté d’âme qui existe entre Garneau et un autre poète de son âge, Patrice de La Tour du Pin. Loin des milieux littéraires lui aussi, il a mené sa quête de beauté dans le Loiret en France, créant des jeux qui puisaient aux sources de l’enfance. Est-ce que Garneau a lu La Quête de joie (1933) de La Tour du Pin qui a tant marqué les poètes ? Gaston Miron avait ouvert ce recueil par hasard dans une librairie de Montréal, en 1948, et avait lu ces deux vers qui orienteront sa vocation poétique : «...

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De Saint-Denys Garneau: la quête de l'absolu (1/2)

Saint Denys Garneau

En 2011, Pierre Nepveu a publié une biographie exhaustive du poète Gaston Miron (Boréal, 900 pages) qui m’a beaucoup plu. J’ai retrouvé le même plaisir de lecture dans « la » biographie que Michel Biron vient de consacrer à de Saint-Denys Garneau. Les deux professeurs de littérature ont effectué des recherches exemplaires sur ces poètes majeurs du Québec. Ils ont dépouillé des fonds d’archives, rencontré les proches, retrouvé des textes inédits et des photos, nous brossant ainsi des portraits inoubliables de ces hommes et du Québec d’alors. Il est tout de même étonnant qu’il n’y ait pas eu avant aujourd’hui une véritable biographie de Garneau qui, après avoir publié en 1937 son unique recueil, Regards et jeux dans l’espace, à l’âge de vingt-cinq ans, cessa d’écrire, quitta ses amis et mourra d’une syncope cardiaque six ans plus tard. Michel Biron le reconnaît dans l’avant-propos : « comme si on préférait entretenir le mystère de son...

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Un chien et son maître

Ecole des chiens

Daniel Guénette, L’école des chiens, Montréal, Triptyque, 2015, 268 pages. Attristé par la perte de mon Tom (voir le billet du blogue C’était un bon chien), L’école des chiens a été un baume sur mon deuil. Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. Je lui ai donné, il m’a remis au centuple. Il est venu et j’ai vécu, autrement, beaucoup mieux » (p. 87).  L’auteur apprivoise lentement son deuil en remontant le fil des souvenirs et des promenades, un peu à la manière de Jean-Jacques Rousseau. L’ami...

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Saint-Boniface et Gabrielle Roy

Gabrielle Roy

J'écris ce billet le 5 juin, fête du moine bénédictin Winfrid qui, envoyé en Allemagne, prend le nom de Boniface, "faiseur de bien". Il s'est fait beaucoup de bien au Manitoba depuis l'arrivée de l'abbé Provencher à Saint-Boniface et la construction de la première chapelle en 1818. Au fil du temps, elle deviendra église, puis cathédrale, l'église mère de l'Ouest canadien. Déjà une semaine que je suis ici pour donner la retraite annuelle à une soixantaine de prêtres, religieux et religieuses de la résidence Despins. Je suis fasciné par la beauté de cette ville avec sa promenade Taché, le musée sur Louis Riel et les soeurs Grises, la cathédrale qui marie l'ancien et le nouveau, l'esplanade Riel, Winnipeg. J'ai fait du jogging à 6h le matin dans le parc historique La Fourche et longé la rivière Rouge, puis le musée canadien pour les droits de la personne. De toute beauté. J'ai...

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Rêveries au Pont d'Oye

Reveries

Mon 20e recueil de poésie Rêveries au Pont d'Oye suivi de Métamorphose de la chair vient de paraître aux éditions du Noroît. Écrit sous forme de proses, il est le fruit d'une résidence d'écriture que j'ai effectuée en août 2011 avec d'autres auteurs au Château du Pont-d’Oye dans le sud de la Belgique. À la veille du lancement à la librairie Le Port de tête de Montréal, je vous partage quelques poèmes de la première partie qui est divisée selon les quatre éléments: terre, eau, feu, air. J'ai également partagé sur ce blogue des textes de la deuxième partie, Métamorphose de la chair, où j'évoque l'horreur des camps de concentration, surtout Austchwitz, pour ouvrir à la possibilité d’une résilience.  Nous ne reviendrons plus sur ces terres du bas-pays, le soleil nous attend ailleurs, au grand vent de l’esprit qui siffle entre nos dents. Nous reprenons l’exode, la bannière des écrivains prodigues. Donnez-moi la main que je vous...

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23 avril: Journée mondiale du livre

Le 23 avril a été déclaré Journée mondiale du livre et du droit d'auteur par l'UNESCO en octobre 1995. Écrire et lire: deux moments de silence partagés. Quand on reconnaît la même voix, il y a rencontre. Temps pour écrire, temps pour lire ; temps pour se taire, temps pour parler. Même partage. J'écris et je lis beaucoup. Il me faut une étincelle pour écrire un livre, pour que le feu prenne, pour que je sente le livre en moi. Il me faut le temps qui coule comme une rivière pour lire un livre. Écrire, c'est brûler; lire, c'est se baigner. Écrire en remontant à la source, lire en se laissant porter par le courant. Je vis ces deux aventures: auteur et lecteur. L’écrivain est présent dans son œuvre, un peu comme Dieu, et invisible entre les lignes. Il loge dans les marges du silence. Il doute, efface, travaille, recommence. « Le métier...

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Livres: Le Jour du Seigneur, automne 2013


- Pape François, Lumen Fidei, Parole et Silence.Le dimanche du Christ-Roi marque la fin de l'année liturgique et de l'Année de la foi. Une belle occasion de lire la première lettre encyclique du pape François, Lumen Fidei, La porte de la foi. Il complète un texte commencé par Benoît XVI. Ce texte lumineux écrit à quatre mains est une belle synthèse du mystère de la foi. Il aborde surtout la foi comme un don de Dieu, une écoute et une réponse de notre part à partir de la Bible, du Christ et de l'Église. - Andrea Tornielli, François, le pape des pauvres. Novalis.En complément à cette lecture, je vous propose une biographie du pape François du journaliste italien Andrea Tornielli et traduite par le bibliste québécois Jean-Pierre Prévost. L'auteur présente la vocation du cardinal Bergoglio, sa mission en Argentine, son élection comme pape. Bref, voici une vie "transpercée par le regard...

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Quand prière et poésie s'embrassent


Quelle a été la première prière de l’humanité? Demande ou louange, personnelle ou communautaire, autour du feu ou au moment de la mort? Qui pourrait le dire? Par contre, les textes des civilisations les plus anciennes ont souvent été des prières. Qu’on pense aux hymnes rituels inscrits sur du papyrus de l’Égypte antique. L’acte de prier provoque une parole qui s’exprime dans toutes les langues, souvent de manière poétique et symbolique. Les plus belles prières sont souvent de remarquables poèmes que l’on retrouve dans les religions et sagesses. Le poète Novalis écrivait : « Le sentiment universel de piété a donné la prière, et celle-ci produit de la religion ». Des expressions du désir Mais prière ne rime pas nécessairement avec poésie, même si elles sont des expressions du désir. Le travail sur le langage n’est pas le même, le rythme des mots et le sens du texte diffèrent. La prière puise à une...

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