Le blogue de Jacques Gauthier

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École de prière (21) Présence de Dieu et dialogue interreligieux

Assise priere
Tibhirine
Le 9 août 2013, le pape François écrivait sur Twitter: « Nous sommes tous des vases d’argile, fragiles et pauvres, mais dans lesquels se trouve le trésor immense que nous portons ». Ce trésor, n’est-ce pas la présence de Dieu ? Que nous soyons conscients ou non de sa présence, « c’est en lui qu’il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d’exister » (Actes 17, 28). Nous retrouvons cette présence de Dieu chez tous les êtres humains, puisque nous sommes ses enfants, créés à son image et à sa ressemblance. Dieu est présent en nous comme un grand amour, ici et maintenant. Le croyant nomme cette présence de différents noms, selon sa religion. Mais ce qui différencie surtout le croyant du non-croyant, c’est qu’il expérimente la présence de Dieu comme une réalité intérieure, bienfaisante, qui rejoint son cœur et le transforme progressivement. On pourrait dire également que l'attachement au Christ est ce qui caractérise...
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L'Annonciation: Réjouis-toi

annonciation
Marie
  Fille de la terreà l’aurore de l’Esprit,l’éclair de l’ange qui te traverse,miroir parfait de l’amourdès le premier jour,pour devenir de l’Éternelun jour la Mère,réjouis-toi.  Nouvelle Eve combléedu sang de l’Aimé,ton oui change l’histoire,passage enfin ouvertoù le Verbe se fait chair,réjouis-toi. Femme exultant dans la Présence,ton magnificat invite à la danse,vie qui nous console,Dieu en toi,début du poème,réjouis-toi. Marie des univers nouveauxau sommet des noces,carrefour de nos croix,si près de nousen plein silencede notre quête de joie,résurrection à venir,réjouissons-nous. Tiré de Jacques Gauthier,  Prières de toutes les saisons, p. 42-43.  
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La joie en toi

Joie Prodigue
  La joie m'attend au carrefour. Elle est déjà assise dans mon silence. Seule sa manière de se révéler change ma façon de voir. Les bornes sont inutiles, les haltes sont dépassées. La fête de la joie ranime la braise de mes amours humains. Joie faite de rien, aiguisant mes sens spirituels. Joie qui me repose de ce que j’ignorais de moi. Joie qui demande l’abandon à la présence, non à la passivité. Joie de chanter le ciel donné. "J'ai arrêté de compter les étoiles quand j'ai compris que le ciel ne m'appartenant pas, on ne pouvait donc pas me le dérober" (Dany Laferrière, L'art presque perdu de ne rien faire). La joie est fille de l'Avent: on l'attend, on l'accueille. Il suffit d'être. Elle chasse les "ismes": le défaitisme, le négativisme, le relativisme. Le cœur voudrait tant exploser de joie, malgré les naufrages possibles. Vienne la neige dans l’espace, des cheveux d’anges...
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(École de prière 17) Prier avec les distractions



« Dès que je me mets en présence de Dieu au début de l’oraison, les distractions arrivent tout de suite. Est-ce normal » ? Oui, c’est un signe que tu es vivant et que ton imagination fonctionne. Tous les priants connaissent les distractions, que ce soit durant la prière vocale, liturgique, ou durant la méditation, l’oraison. Thérèse d’Avila a montré qu’en entrant dans le silence de Dieu, on renonce délibérément à l’activité de nos sens. « L’âme recueille toutes ses puissances et rentre en elle-même avec son Dieu » (Chemin de la perfection, 28). On se met volontairement dans la nuit, nous dit de son côté Jean de la Croix : nuit des sens, nuit de la raison, nuit de la foi, nuit de Dieu. Cet état est déroutant pour nous qui cherchons à tout contrôler, à tout comprendre, alors qu’il s’agit de s’abandonner, de se laisser prendre par l’amour de Dieu. Pour Thérèse d’Avila, les distractions...
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Dieu n'est qu'Amour



À la suite du mystique suisse Maurice Zundel (1897-1975), le jésuite François Varillon (1905-1978), que l’on considère comme un théologien poétique, affirmait que Dieu n’est pas immuable et impassible, il n’est qu’amour, donc il souffre, mais d’une passion d’amour, d’un excès d’amour. Dieu est toujours surabondance, gratuité, enthousiasme, mouvement, désir et don. S’il y a une souffrance en Dieu, c’est de trop aimer. L’amour n’est pas un attribut de Dieu, il est Dieu. L’infini de Dieu est un amour qui n’a pas de limites. "La toute-puissance de Dieu est la toute-puissance de l’Amour, c’est l’Amour qui est tout-puissant! On dit parfois : Dieu peut tout! Non, Dieu ne peut pas tout. Dieu ne peut que ce que peut l’Amour. Car il n’est qu’Amour. Et toutes les fois que nous sortons de la sphère de l’Amour, nous nous trompons sur Dieu et nous sommes en train de fabriquer je ne sais quel Jupiter."...
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Pentecôte: le souffle d'une présence


Un jour, j'assistais avec mon épouse à un récital d’un chanteur chrétien. J’étais assis de telle façon dans l’église qu’en regardant vers le chanteur je voyais ma compagne de profil. Un souffle ténu soulevait sa poitrine, battait comme une onde sur ses tempes. J’étais ému par cette expérience de présence. Mon regard en était un d’amour devant la vie qui passait par ce souffle fragile. Je respirais au même rythme qu’elle, respectant le secret de sa vie, la distance d’un soupir. Les personnes qui m’entouraient ne se doutaient de rien, pourtant je vivais une petite Pentecôte intérieure, comme il y en a tant dans nos vies, depuis le jour du «violent coup de vent» (Actes des apôtres 2, 2). J’avais l’impression de m’approcher du mystère de mon épouse, comme si ce souffle était un canal qui laissait couler son âme, une fuite par où s’échappait le souffle de Dieu qui respire...
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Une page d'Évangile à mon testament



Un jour, le directeur d'une revue consacrée à la prière m'a fait cette demande assez inusitée : "Quelle page d’Évangile aimeriez-vous annexer à votre testament pour vos enfants?" Tout un rappel à la réalité. En effet, je peux mourir n’importe quand, mes enfants aussi. Cette pensée donne une densité au temps qui passe. J’ai déjà accueilli ma mort comme une grâce. Pour le moment, elle ne me fait pas peur. J’en ai témoigné dans un livre consacré à la mort de mon beau-père Fraternelle souvenance et dans un recueil de poèmes L’ensoleillé. Je peux vraiment dire, à la suite de François d’Assise, « notre sœur la mort corporelle », puisque c’est par elle que je pourrai enfin voir le Dieu que j'ai tant cherché ici-bas, d’autant plus que le Chist a ouvert le chemin par sa mort et sa résurrection. En lui, la vie n’est pas détruite, mais transformée. Alors, quelle page d’Évangile ajouter à la fin...
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