Le blogue de Jacques Gauthier

Revenir à notre coeur d'enfant

Jacques et Sara Eve

Quand mes deux petites-filles sont à la maison, il m’arrive de les emmener au parc. Alors, c’est la fête ! Elles courent partout, sautent, glissent, perdent l’équilibre, se relèvent. On dirait qu’elles oublient le temps qui passe, tandis que leur grand-papa, lui, se fatigue assez vite. Mais en les regardant jouer avec une telle insouciance, je retrouve mon cœur d’enfant et je m’ajuste à leur rythme. Elles m’apprennent l’émerveillement, la joie, la simplicité, le sourire. La gratuité du jeu Dans Regards et jeux dans l’espace, le poète Saint-Denys Garneau écrit : « Un enfant est en train de bâtir un village / C’est une ville, un comté / Et qui sait / Tantôt l’univers ». C’est sérieux un enfant qui joue, il est totalement concentré dans ce qu’il fait, tout occupé à bâtir son univers intérieur. « Joie de jouer! paradis des libertés! », écrit le poète. Que nous soyons enfants ou adultes, le jeu nous décentre...

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Mon coeur

coeur corde

 Ô mon cœurpourquoi cesser de battrele temps est suspendula corde se noueil fait si blanc dedans Le pouls s’affaiblitle souffle s’éteintl’âme s’écoules’échappe du canalvers la mort amoureuse Plus rien que le videséparé du corpssans connaissancepupilles dilatéesailleurs dans le silence À quoi joues-tu amipour me fausser compagnieaprès tant d’annéesde rires et de larmesma quête t’a épuisé Je ne bouge plustombe de la chaisechoc salutaireje reste sans voixtu bats de nouveau Le sang n’a fait qu’un tourje reviens de la merattiré en son centrebaiser froid sur les mainsattachées par un fil Tu t’emballais plus jeunepour sortir de la cagequand passait le printempstu t’es envolé à partme jetant par terre L’ambulance est arrivéeje gémis dans la prièrele nom m’ouvre au réelpain rompu de la douleuroubliée pour un instant J’ai couru sans t’écouterépris des échos du cielje te laisse reposersur la civière étroitepour mieux palpiter à l’aube Ô mon cœurcompagnon de routeje prendrai soin de toià présent je saistout peut s’arrêter  Pour aller plus loin:...

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École de prière (52) Prier à genoux

prier

Prier à genoux, c’est le corps qui se prosterne et le cœur qui s’abandonne. Cette attitude de prière, très appropriée pour le temps du carême, exprime la soumission à Dieu, l’obéissance à sa volonté, l’adoration, l’humilité et la pénitence. C’est l’attitude de foi par excellence. Ce qui faisait dire au regretté Raymond Devos, dans l’un de ses sketches : « Quand je me suis retrouvé à genoux, j’ai compris que j’avais la foi. » (À plus d’un titre. Sketches inédits, Pocket, 2001). Charles de Foucauld se mettra à genoux lui aussi avant de se confesser et de retrouver la foi. Que de méditations n’a-t-il pas écrites ensuite après avoir adoré à genoux le Saint-Sacrement. Édith Piaf, persuadée d’avoir été guérie par Thérèse de Lisieux lorsqu’elle était enfant, la priera chaque jour. «La Môme» insistait pour prier à genoux et demandait qu’on l’aide à s’agenouiller lorsqu’elle était trop épuisée. Adoration et humilité Prier à genoux,...

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Les visites du Verbe avec saint Bernard

Saint Bernard Jesus

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) revient toujours à l’amour du Verbe dans ses traités, lettres et sermons. Il médite sans cesse sur ce privilège qu'a l’être humain de porter en lui la ressemblance divine. L'expérience du Verbe Dans ses sermons sur l’Avent, l’abbé de Clairvaux parle de trois avènements du Verbe : à Bethléem, en l’âme, et à son retour glorieux. Il s’émerveille de ce mystère du Verbe venu dans notre chair par pure miséricorde, qui se fait enfant dans les bras de Marie, de la crèche à la croix. Cet abaissement façonne l’amour et enracine la foi au delà de ce que l’on peut ressentir. Le saint nous invite à nous laisser visiter par le Verbe, à accéder à notre vérité intérieure en imitant son humilité et en vivant son Évangile. Ces visites du Verbe se trouvent au cœur de la spiritualité bernardine. En prenant exemple sur saint Augustin dans ses...

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École de prière (41) Prier les Psaumes

les psaumes prieres de l eglise

La prière est un entretien commencé par Dieu lui-même. C’est à partir de sa parole que nous pouvons lui répondre dans la foi en prenant les mots qu’il a lui-même inspirés, comme les psaumes. Il y a dans le psautier - recueil des cent cinquante psaumes bibliques - « d’admirables trésors de prières » (Constitution Dei Verbum no15) qui sont comme un miroir de ce qu’est l’humanité. Prières des juifs et des chrétiens, les psaumes sont une magnifique école de prière. Jésus les a priés avec Marie, Joseph, ses disciples ; il les a vécus tout au long de sa vie, jusqu’à la croix. Les psaumes sont le jardin de la Bible, le condensé lyrique de tout l’Ancien Testament. Nous y trouvons, comme en écho, les sentiments les plus variés de l’humanité. Ces poèmes d’une grande richesse symbolique nous font entrer dans une relation d’alliance avec Dieu. Le psautier est devenu...

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École de prière (40) Méditer la parole de Dieu

Priere Bible

La Bible nous révèle que notre Dieu est un Dieu qui parle lorsque nous lisons les Écritures. Il s’est dit totalement dans le Christ, la Parole faite chair. Prier n’est donc pas faire le vide, mais communier au Verbe qui a habité parmi nous. Quand l’Église parle de méditation, elle se réfère surtout à une « rumination » de la parole de Dieu, à la lectio divina, expression monastique qui signifie une lecture priée du texte biblique. L’important est que la lecture se change en prière, en oraison. « Cherchez en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera ouvert par la contemplation » (Catéchisme de l’Église catholique, no 2654).  L’accueil de la Parole Il y a un lien essentiel entre chacun des quatre degrés, vus comme une progression de l’âme vers Dieu. Par la lecture de la parole de Dieu, nous cherchons Dieu; par la méditation, nous « ruminons »...

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École de prière (39) La prière du coeur

Priere du coeur

J’aime bien me représenter l’oraison intérieure comme un chemin que l’on fait en marchant. Plus qu’un simple rite à accomplir, l’oraison est d’abord une expérience à vivre. Au début de mon cheminement spirituel, j’accordais de l’importance à telle posture, à la manière dont je respirais et priais, au silence, aux consolations que je pouvais ressentir. Mais avec le temps, cela est devenu moins important. J’ai compris que ce n’est pas la posture du corps qui est centrale, mais l’attitude intérieure qu’elle suscite, comme l’intention d’être en présence de Dieu, quoiqu’il arrive, même si je suis dans une grande aridité et que les distractions m’envahissent. En tant qu’être de relation, je me reçois de Dieu dans la prière intime qui me relie à lui dans une expérience de communion, mais non de fusion. La prière de Jésus S'il ne faut pas absolutiser les méthodes ou techniques de prière, celles-ci peuvent tout de...

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École de prière (31): Le Coeur de Jésus

sacre coeur

Créés à l'image de Dieu, nous désirons par-dessus tout aimer et être aimés. Pour saint Augustin, notre cœur n’est pleinement satisfait que lorsqu’il repose en Dieu. Pas étonnant que la dévotion au cœur de Jésus, comme expression de sa miséricorde, se soit répandue dans l’Église. C’est la vie même du Verbe de Dieu qui bat dans le cœur de Jésus. Il est le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis, qui les guide « par des liens d’amour » et les traite « comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue (Osée 11, 4). La prière contemplative et silencieuse, appelée aussi l'oraison, saisit les battements de ce divin cœur par l’Esprit Saint qui crée en nous un cœur pur. Révélation du cœur de Jésus Le cœur, symbole de l’amour, exprime le centre intime de la personne, son mystère sacré. Jésus va révéler son cœur à une jeune visitandine de Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)....

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16 avril: Benoît-Joseph Labre, le saint marcheur

Benoit Joseph Labre

Marcher plus loin, toujours plus loin. Ne pas s’arrêter au coin des rieurs. Ne pas cacher son visage aux passants qui ricanent. Fouler les sentiers solitaires. Parcourir l’Europe à pied. Suivre la trace de son cœur qui n’a pas de cité permanente. Aller toujours plus haut, vers la Jérusalem céleste. Tel est ce pèlerin de Dieu, Benoît Labre, clochard en haillons, qui suit le soleil et les rivières, qui prie Jésus au rythme de ses pas, afin d’être saisi par lui au détour du pèlerinage terrestre. L’ailleurs de Dieu Benoît-Joseph Labre est né à Amettes, dans le diocèse d’Arras, le 26 mars 1748. Aîné d’une famille paysanne de quinze enfants, il est attiré très jeune par la vie monastique, manifestant un grand attrait pour la solitude et la prière. Il fait des études chez son oncle paternel, curé d’Érin. Après la mort de celui-ci, il passe chez son oncle maternel, vicaire...

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27 décembre: Saint Jean, celui que Jésus aimait

saint-jean

L'évangéliste Jean est bien à sa place dans l'octave de Noël. Il est le chantre par excellence du mystère de l'Incarnation du Christ, le théologien du Verbe de Dieu fait homme. Nous lisons le sublime prologue de son évangile à la messe du jour de la Nativité: « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jean 1, 14) J'ai déjà écrit sur ce prologue dans un blogue sur Noël.  L’apôtre bien-aimé se définit comme « celui que Jésus aimait » (Jean 13, 23). Il se nomme ainsi dans son évangile sans dire explicitement que c’est lui, par humilité sans doute, et aussi par solidarité avec les autres disciples. À la dernière Cène, il reposa sur la poitrine du Seigneur, sans se mettre de l’avant. On ne peut lire son...

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J'ai vu l'amour de Dieu

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Je vais vous raconter une expérience que j'ai vécue une nuit: j'ai rêvé à l'amour de Dieu. Je dormais profondément lorsqu’un triangle de lumière est apparu sous mes pieds et m’a soulevé. Sa clarté inondait mon corps d’une bonté et d’une douceur sans pareille. Cette lumière m’a bercé longtemps, par pure miséricorde. J’étais ravi. En réponse à cet amour, je murmurais : « Je t’aime, Jésus. Je t’aime ». Il me semblait que cette lumière bienfaisante ne pouvait être que lui, le Dieu fait homme, qui a pris notre chair pour la revêtir des lueurs de Pâques. C’était tellement incandescent, aérien, gracieux, que je ne voulais pas quitter cet état de pure béatitude. Le psalmiste a bien raison quand il écrit : « Dieu comble son bien-aimé quand il dort » (126, 2)   Un passage de Dieu À mon réveil, dès l’aube, j’étais aveuglé de joie. Mon âme gardait l’empreinte de ce qu’il me semblait être...

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Mon parcours de vie à Un coeur qui écoute

Je vous partage cette vidéo de 26 minutes sur mon parcours de vie à Un coeur qui écoute le 20 octobre 2014. L'émission a été préparée d'une manière très professionnelle par toute une équipe de KTO. Merci spécial à Joseph Vallançon et Emmanuel Querry, ainsi qu'à l'animateur Hubert de Torcy qui porte bien le titre de l'émission par sa manière attentive de poser les questions. Je connaissais l'émission sur Internet et j'ai souvent fait de belles découvertes. Je trouve qu'il y a très peu d'émissions où l'on prend le temps d'écouter un témoin de la foi sans l'interrompre, de faire le tour de sa vie en une trentaine de minutes avec simplicité et profondeur. Le cadre sobre et le ton intime servent bien au partage de la spiritualité dans notre monde en quête de sens. Un beau moment d'intériorité, ce qui est trop rare à la télé.  Voici ce que l'on a écrit...

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19 août: Saint Jean Eudes

jean eudes

On a dit de saint Jean Eudes qu’il avait été le saint Vincent de Paul de la Normandie. Prédicateur fervent, son attachement aux cœurs de Jésus et de Marie le rend solidaire des exclus à une époque caractérisée par le jansénisme. Il a rendu compte de son espérance chrétienne au milieu des joies et des épreuves. La liturgie du jour de sa fête, le 19 août, le présente comme celui qui « annonce l’incomparable richesse du Christ ». Un enfant de Marie Jean est né en 1601 dans le petit village de Ri en Normandie. Ses parents, Isaac Eudes et Marthe Corbin, de condition modeste, n’ont pas encore d’enfants après trois ans de mariage. Ils font le vœu d’aller en pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Recouvrance s’ils ont un enfant. C’est ainsi que Marthe devient enceinte et que le futur enfant est offert à Jésus et à Marie. Cela leur réussira, car Jean sera l’aîné de...

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Pèlerinage: ce chemin qui nous fait

COMPOSTELLE PELERINAGE SAINT JACQUES COMPOSTELLE
Compostelle

25 juillet: Jacques le Majeur, apôtre de Jésus le Christ. Je profite de la fête de mon saint patron pour vous partager une brève réflexion sur le pèlerinage à pied, auquel Compostelle reste la figure emblématique. Le champ des étoiles Au début, c’est un désir, un élan, un appel mystérieux à « faire » Compostelle, qui signifie « champ des étoiles ». Puis, ça devient un rêve assez puissant qui met tout l’être en route. Enfin, le rêve est vraiment en marche quand arrive le fameux premier pas sur l’un des chemins français, - Tours, Vézelay, Puy-en-Velay, Arles – ou sur le chemin espagnol, ces chemins menant tous à Santiago de Compostela. Des dizaines de milliers de pèlerins empruntent chaque année le mythique Camino, ce chemin millénaire où le corps est un allié précieux, surtout les pieds. L’aspect physique côtoie le spirituel. C’est devenu très « tendance » de marcher sur ce chemin initiatique qui illustre bien que...

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La joie de notre coeur

Fleur

Le philosophe Sören Kierkegaard avait écrit : « Dieu n’a qu’une seule joie : communiquer… Il n’a qu’une passion : aimer et vouloir être aimé ». Est-ce aussi notre joie, notre passion ? Dieu n’est que joie et amour, et nous sommes créés à son image et à sa ressemblance, c’est pourquoi « la joie de notre cœur vient de lui » (Ps 33, 21).   Dans mon Petit dictionnaire de Dieu (Novalis), j’ai écrit ceci au mot « joie » : « La joie est assise au secret de mon silence. Elle s’installe et je me laisse envahir, impuissant à compter mes mérites. Vouloir la posséder, c’est la laisser faire. Plus elle se cache, plus elle m’appartient. Plus elle disparaît, plus je la connais. Cette joie est fragile comme tout ce qui commence ; une joie d’aube qui ne fait pas de bruit, une joie intérieure pleine de promesses, une joie mystique plus forte que la mort. « Joie,...

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(École de prière 17) Prier avec les distractions



« Dès que je me mets en présence de Dieu au début de l’oraison, les distractions arrivent tout de suite. Est-ce normal » ? Oui, c’est un signe que tu es vivant et que ton imagination fonctionne. Tous les priants connaissent les distractions, que ce soit durant la prière vocale, liturgique, ou durant la méditation, l’oraison. Thérèse d’Avila a montré qu’en entrant dans le silence de Dieu, on renonce délibérément à l’activité de nos sens. « L’âme recueille toutes ses puissances et rentre en elle-même avec son Dieu » (Chemin de la perfection, 28). On se met volontairement dans la nuit, nous dit de son côté Jean de la Croix : nuit des sens, nuit de la raison, nuit de la foi, nuit de Dieu. Cet état est déroutant pour nous qui cherchons à tout contrôler, à tout comprendre, alors qu’il s’agit de s’abandonner, de se laisser prendre par l’amour de Dieu. Pour Thérèse d’Avila, les distractions...

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Le don de la foi: écoute et réponse




"La foi est un don gratuit de Dieu qui demande l'humilité et le courage d'avoir confiance et de faire confiance, afin de voir le chemin lumineux de la rencontre entre Dieu et les hommes, l'histoire du salut" (Pape François, Lumen Fidei, no 14).  Don de Dieu La foi en Dieu est un don qui provoque le don de soi, mais c’est Dieu qui a d’abord l’initiative. Les grands témoins bibliques en témoignent : la foi est un don que l’on reçoit de Dieu. Il y a cette ouverture en nous du salut de Dieu révélé en Jésus Christ par l’Esprit Saint qui nous rend capables de l’accueillir. L'être humain est capable de Dieu, dit-on en théologie. Mais alors, pourquoi tous ne reçoivent-ils pas ce don? On peut répondre ainsi: "C’est le mystère insondable de la grâce divine et de la liberté humaine". D'autres peuvent ajouter: "Les voies de Dieu ne sont pas les...

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École de prière (14) Comment je prie dans les transports?


Anne Ricou, journaliste au mensuel Panorama, m'a interviewé pour me demander comment je prie dans les transports. Voici ma réponse que l'on retrouve aussi dans le no 500 de Panorama, septembre 2013, p. 36-37. Pour moi, la prière c'est la vie, et les moyens de transport font partie de la vie. Un bus, un train, un tram, c'est comme un oratoire ambulant. Dans les transports, je suis là pour un temps. Ce temps merveilleux m'est donné! Je n'ai rien dans les mains et je descends souvent en moi-même en fermant les yeux. Le recueillement est la porte d'entrée de mon "château intérieur", selon l'expression de Thérèse d'Avila. Contre les distractions, je répète intérieurement le nom de Jésus. Le train est aussi une belle occasion d'action de grâce et de louange, car les fenêtres d'un wagon sont comme un livre ouvert où je vois la nature défiler. Je prie avec le paysage...

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Le lieu du coeur


Le coeur est vu comme le symbole de l’amour, le lieu de notre être spirituel, le temple de Dieu. C’est une antenne très sensible qui a ses raisons, comme dirait Pascal, et qui nous fait entrer en relation avec la beauté, le monde, la souffrance, le mystère, l’Autre qu’on appelle Dieu. L'éveil du coeur  Les sages et les mystiques nous préviennent; ce n’est pas aisé de revenir à ce «sixième sens», où nous entendons, voyons, touchons, goûtons, sentons autrement. «On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux», confiait le renard au Petit Prince. C’est comme si après avoir exploré tant de paysages nous arrivions toujours à ce lieu premier du coeur où tout commence. Sainte Édith Stein donne une définition lumineuse du coeur comme le lieu du fin fond de l’âme : « Le cœur est proprement le centre de la vie. Nous désignons par là, bien sûr,...

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