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Le blogue de Jacques Gauthier

Noël, notre naissance


Il n'y a pas un Noël semblable, car nous changeons de saison en saison. Depuis Noël dernier, nous avons ri et pleuré, chanté et souffert, espéré et douté, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Que sera Noël cette année? Une chose est certaine, la liturgie ne change pas; on peut donc se rattraper d'une année à l'autre. Elle nous permet de rencontrer Dieu dans un "aujourd'hui" qui ne finit pas. Notre naissance se vit dans le présent de cet aujourd'hui de la liturgie. C’est la foi qui donne tout son sens à Noël. L'histoire est pénétrée de la naissance de Dieu en notre chair. Il se passe toujours quelque chose à Noël qui découle de l’éternelle enfance de Dieu : le partage, l’affection, l’espérance, la joie, et la souffrance aussi. Que de Noëls pour apprendre à vivre et à aimer ! Que de passages pour assumer sa propre naissance et...

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Faire de l'éternel

Newtown enterre ses morts dans le silence du mystère, à l'ombre des journalistes, des micros et des caméras. On a tiré des leçons du passé, les familles restent à l'écart du cirque médiatique. Nous percevons l'écho de leur souffrance dans quelques reportages. Le temps s'ouvre à ce qui est éternel: l'amour, Dieu, aujourd'hui. « Dieu a mille ans pour faire un jour; je n'ai qu'un seul jour pour faire de l'éternel, c'est aujourd'hui » (Christian de Chergé, prieur des moines de Tibhirine qui ont été assassinés en Algérie). Là où nous sommes, témoignons du mystère qui nous habite. Ce que l’on peut expérimenter de plus beau et de plus profond, disait Einstein, c'est le sens du mystère. Il ajoutait que ce principe « sous-tend la religion et toute entreprise artistique et scientifique sérieuse ».  L’expérience du mystère prend la couleur de la relation que chacun vit avec lui-même, le monde, les autres, Dieu, s'il...

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Doux temps de l'Avent


   Nous le savons, tout va très vite aujourd'hui. Plusieurs se consument en consommant, courent après leur souffle, passent leur vie en s'épuisant. Nous sommes de plus en plus enfermés dans la tyrannie d'un temps rapide, fragmenté en des instants qui n'ont souvent pas de liens entre eux. On clique, zappe, twitte, sans ralentir ou s'arrêter, sans approfondir ce que l'on fait, ni trouver un sens aux gestes qu'on pose. C'est le règne de l'immédiateté où l'instant est roi. On ne veut pas être en retard d'une info sur Facebook et ailleurs. On s'endort avec son téléphone cellulaire, sans se déconnecter du présent, jusqu'au bout de la nuit, de peur de manquer quelque chose, ou d'être seul dans le vide.La sempiternelle complainte contre la folie du temps des Fêtes est symptomatique de cette dictature de l'instant médiatique. Où sont les repères? L'individu numérique est souvent endetté, figé dans l'instant, sans mémoire,...

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